Jean François Dardenne

05 septembre 2014

Monsieur le Ministre de l’Economie, cher Emmanuel Quelles sont vos options ?

Le socialisme, c’est l’alliance du mouvement et de l’espérance, à l’œuvre au cœur du réel, pour le transformer, l’émanciper de ses rentes déterministes, l’assainir pour qu’il se réinvente et féconde l’avenir. Voilà, me semble-t-il, ce qui unit les socialistes, ceux de la soute et ceux du pont supérieur.

Pour un financier, l’espérance est une variable aléatoire qui modélise un phénomène pour décrire son évolution probable ; le mouvement, forcément brownien, un cas d’espèce particulier de martingale ; la rente constitue le stade le plus élevé de la « vie éthique » et l’assainissement, une punition infligée sans discernement à nous tous (« vrais gens » compris) qui « vivons depuis trop longtemps au dessus de nos moyens » selon la formule culpabilisante et scandaleusement totalisante, utilisée à deux reprises par le Premier Ministre lors de son passage sur France 2 au soir du remaniement.

Monsieur le Ministre, cher Emmanuel ; ne vous méprenez pas ! Cet échange est une démarche de conviction. Je ne suis pas dupe de ceux qui, d’ores et déjà,  ont instrumentalisé votre arrivée dans ce Ministère, pour mieux servir leurs intérêts personnels et partisans. Et j’ai une sainte horreur de ceux qui pratiquent l’enfermement d’une trajectoire singulière dans la prison des déterminants familiaux ou sociaux. Je n’ai ni tabous, ni vaches sacrées !  Ainsi, je plébiscite la réforme territoriale de même que je partage votre analyse sur la nécessaire ré interrogation des statuts intangibles, lorsque ceux-ci deviennent précisément des rentes à exclure de l’emploi celles et ceux qui en sont le plus éloignés. Je pense notamment à la fonction publique territoriale, que je pratique assidûment. En revanche, je suis complètement opposé à la remise en cause de la notion de partage du travail (qui ne saurait se réduire aux dispositions légales et conventionnelles d’application des 35 heures). Monsieur le Ministre du Numérique, vous le savez, la « robotlution » qui va déferler sur notre appareil productif et dans nombre de nos services d’ici 15 à 20 ans va rendre l’emploi encore plus rare, et cela dans des proportions considérables, ce qui va achever de retirer à celui-ci son rôle d’intégrateur social exclusif et nous obliger à inventer de nouveaux statuts sociaux hors emploi. Et les territoires seront en première ligne pour affronter cet immense défi ; qui d’ailleurs devrait occuper toute l’énergie d’un Ministre du Travail, de l’Emploi et du Dialogue Social  digne de cette fonction !

J’ai la conviction que le partage du travail fera partie de la boîte à outils.  

Donc, point de procès d’intention ! Et l’urgente nécessité d’agir, chacun là où nous sommes en capacité de le faire.

Pour affronter ces « monstres », la gauche qui gouverne saura-t-elle trouver sa martingale du succès, à l’image d’un MEDEF qui a son MEDAF bien chevillé au corps doctrinal ? Et puisque nécessité il y a de faire appel en ce domaine à ceux qui présentent l’avantage « d’avoir croisé la réalité de la vie économique contemporaine » (E. Macron – Le Point – Août 2014),  je m’adresse de ce fait  au premier responsable de notre économie nationale, dans sa langue fonctionnelle – le grec des finances – avec l’espoir que ce mélomane accompli prenne une pause pour écouter ma petite musique, fusse-t-elle quelque peu désenchantée !

1 - Un peu de calcul actuariel pour commencer, afin de déterminer la VAN de l’investissement militant, conçu comme la capitalisation de l’énergie des militants et des élus locaux (là où ces derniers ne sont pas encore devenus ces barons féodaux champions de tous les conservatismes et de tous les blocages, premiers et principaux responsables de notre désintégration collective). Les flux nets annuels sont représentés par la fuite des effectifs par renoncement, éparpillement et non renouvellement générationnel. L’indice d’actualisation est estimé à 0,77 compte tenu des défaites électorales à venir. Soit un investissement militant 2012 à 234000 ; des flux nets estimés à -13000 en 2013 ; -45000 en 2014 ; -28500 en 2015 et – 20000 en 2016. La somme de ces flux nets actualisés s’élève à 212102. Ce qui porte la VAN au 31/12/2016 à 21898 militants actuels (un peu plus que le MODEM).La VAN reste certes positive mais quid, dans ces conditions, de la conquête de l’Elysée en 2017, tout candidat « étant égal par ailleurs », avec une gauche décimée dans les territoires et quid de l’exercice du pouvoir dans les 20 années qui suivront ?

2 - Où en est l’espérance de réussite de la politique de l’exécutif ?  

Quatre scénarios identifiés par le consensus des experts.

Scénario A : le CICE et le Pacte restaurent les taux de marge des entreprises. Celles-ci investissent, innovent, montent en gamme. Les produits chers qui se vendaient mal deviennent compétitifs. Les entreprises embauchent, le chômage recule, le pouvoir d’achat des ménages et le commerce extérieur retrouvent des couleurs, l’étau des finances publiques se desserre. La confiance revient, et avec elle un cycle vertueux.  PIB : + 3 points

Scénario B : la France poursuit sa politique d’ajustement budgétaire et structurel. L’Europe parvient à engager une politique de croissance à l’échelle du continent, faite d’investissements publics colossaux et d’une Allemagne plus partageuse dans la production des excédents. La politique accommodante de la BCE persiste et favorise le développement de l’économie réelle (créateurs, TPE, PME, start-up), la demande des ménages et des entreprises se nourrit de ces bonnes nouvelles extérieures dans un contexte intérieur qui reste morose. PIB : + 1,5 point.

Scénario C : le diagnostic n’était pas le bon. Le problème central est celui de la demande et non celui du coût du travail trop élevé. Les capacités de production des entreprises restent sous-utilisées et les milliards d’euros publics déversés n’engendrent ni investissement, ni recrutement. La déflation s’installe durablement et la dette publique poursuit son accroissement en dépit des politiques restrictives. La situation sociale devient explosive. PIB : - 3 points.

Scénario D : la régulation financière est inopérante, les énormes quantités de liquidité injectées dans l’économie ne trouvent pas de débouchés et créent de nouvelles bulles financières. L’exubérance irrationnelle des marchés repart de plus belle, engendrant des mouvements erratiques des taux. Une nouvelle crise systémique éclate, cette fois-ci sans le filet contra-cyclique des Etats, désargentés depuis la crise des dettes souveraines. Le monde est au bord du gouffre. PIB : - 5 points.

La distribution des probabilités de chaque scénario est la suivante : 30 % pour A, 20 % pour B, 40 % pour C, 10 % pour D. Sur cette base, la variable aléatoire PIB s’affiche à -0,5 point sur la période 2012/2016. L’espérance d’un gain de croissance est donc négative. L’écart-type, égal à 3, témoigne de la dispersion de chaque scénario et mesure la volatilité ou encore le risque. Si l’on intègre les éléments d’une politique de relance par la demande (interne et/ou européenne), on crée alors une nouvelle variable aléatoire (+ 1 % supplémentaire de PIB par an) qui fait passer l’espérance d’un gain de croissance à +0,5 en fin de période, et cela , et c’est ce qui compte, à écart-type identique. Ce qui signifie que le risque reste le même. Pourquoi hésiter alors à se lancer dans ce policy-mix offre/demande  à risque constant? Les probabilités plaident en ce sens.

3 – Voyons ce que dit la théorie des options. Un entrepreneur souhaite investir. Il est revenu confiant à l’issue de l’université d’été du MEDEF et, bien décidé à surmonter son aversion au risque, il décide courageusement d’acquérir  une option d’achat, un call à l’américaine. Ce qui lui fournira une stratégie flexible face au rythme effectif des changements structurels. Le sous-jacent de son call est le taux de croissance du PIB. L’action PIB France vaut aujourd’hui (mi 2014) 0,5 point. Il paie une prime de 100 KE pour son call. Fin 2016 : a) la croissance est toujours à 0,5 point. L’option s’éteint, l’entrepreneur n’agit pas, il perd 100 KE. b) la croissance est en chute, l’entrepreneur part investir à l’étranger, il perd 100 K .c) la croissance est de 4 points, l’entrepreneur exerce son call, retrouve sa capacité d’investir valorisé par la hausse du sous-jacent amputé de sa prime de 100 KE. Le « made in France » triomphe. Dans la mesure où la politique de l’offre produira ses effets en fin de période ( « à moyen terme » F.Hollande) alors que les effets de la relance sont rapidement perceptibles, et  l’investisseur possédant un call levable à tout moment, il sera alors incité à valoriser son sous-jacent PIB France par anticipation, en toute flexibilité. Soit une accélération des résultats attendus et un contrôle du risque par diversification.

Vous le constatez comme moi, Monsieur le Ministre, cher Emmanuel, la théorie des options vient confirmer l’analyse probabiliste ainsi que ceux qui plaident en faveur d’un correctif aux politiques mal calibrées de restriction budgétaire tout en maintenant des engagements fermes sur les réformes structurelles.

Je serai heureux à l’idée, Monsieur le Ministre, cher Emmanuel, que cette démonstration en forme de clin d’œil,  sans prétention aucune et qui m’apparait également relever du seul bon sens, vous incite, dans l’exercice de votre haute et périlleuse responsabilité, à ne point oublier les autres entrepreneurs du réel que sont les militants et élus de la base, cette partie inférieure sur laquelle tout solide ( et toute élection… et toute responsabilité gouvernementale) repose, et pour laquelle il serait convenable de lui trouver sa juste place.

Sinon, que resterait-il de notre idéal ? Rien … si ce n’est la magnifique contemplation du monde, dont nous nous privons trop souvent les uns et les autres.

Respectueusement.

Jean-François Dardenne

Maire de Nogent-sur-Oise

Conseiller régional de Picardie

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Commémoration de l'abolition de l'esclavage, le 11 mai au Marché Couvert

Anniversaire de la commémoration de l’esclavage

 Discours de Mr Jean-François DARDENNE, Maire de Nogent sur Oise

 Mesdames, Messieurs, chers concitoyens

 Nous célébrons aujourd’hui un très grand moment de l’histoire de l’humanité.

Comme vous le savez, depuis 2006, la France a choisi de célébrer l’abolition de l’esclavage et sa reconnaissance comme crime contre l’humanité chaque 10 mai, et je suis très  heureux qu’une nouvelle fois, une telle manifestation se tienne ici à Nogent sur Oise ; permettez moi de remercier tout particulièrement l’Association Républicaine pour la Mixité et son très médiatique Président Mr Emmanuel OKOU, qui a œuvré avec toute son équipe ;  et je tiens à remercier, au-delà, toutes les personnes et associations qui se sentent concernées et impliquées dans cet évènement. Je remercie également les services de la Ville qui se sont mobilisés pour la pleine réussite de celui-ci.

 Il convient d’honorer la République française, depuis la seconde République qui décida, dans un de ses premiers actes, d’abolir définitivement l’esclavage en France par le décret du 27 avril 1848, jusqu’à la loi votée le 10 mai 2001, à l’initiative notamment de Madame Christiane Taubira, « tendant à la reconnaissance de la traite et de l’esclavage en tant que crime contre l’humanité ». Mais il nous faut d’abord et avant tout rendre hommage aux victimes de cet odieux crime.  Et c’est pourquoi cette célébration, nous la voulons empreinte de solennité et de gravité. S’inscrivant non pas dans je ne sais quelle repentance de façade, mais ancrée dans une volonté permanente de mémoire, de vigilance et de reconnaissance envers ces grandes figures de l’abolitionnisme que furent l’Abbé Grégoire, promoteur de la première abolition de l’esclavage en 1794 ou encore Victor Schœlcher qui consacra sa vie politique à l’abolition de l’esclavage dans les colonies. Et nous n’oublions pas pour autant les combattants, qui ont œuvre à leur propre liberté : François Domenica Bréda, plus connu sous le nom de Toussaint-Louverture, qui mena le 23 août 1791, à Saint-Domingue, la première et unique révolte victorieuse d’esclaves dans l’histoire : « Déracinez avec moi l’arbre de l’esclavage » lança-t-il à ses compagnons, les entrainant dans la lutte tant et si bien que Léger Félicité Sinthonax, envoyé sur place à Saint-Domingue en qualité de commissaire civil de l’Assemblée Révolutionnaire Française, décida unilatéralement de supprimer l’esclavage sur l’ile dès le 29 août 1793. Le 4 février 1794, la convention ratifia cette décision en abolissant une première fois l’esclavage dans tous les territoires de la République Française, décision hélas remise en cause par Napoléon.

Il nous faut également saluer les grandes figures internationales de ce long combat, comme Frederick Douglass, auteur des Mémoires d’un esclave, publiées dès 1845 aux Etats-Unis, qui poussa ce cri aujourd’hui encore poignant : « Pourquoi a-t-il fallu que je naisse un de ces hommes dont on fait des bêtes ? (...) Le fier navire s’en est allé (...), je reste seul dans l’étouffant enfer de l’esclavage infini. (...) Mon Dieu, fais de moi un homme libre » ; ou encore Harriet Tubman, également connue sous le nom de Moïse noire, une des célèbres leaders de ce qu’on appelait le chemin de fer sous-terrain, un système organisé, secret, de maisons, de tunnels et de routes établies pour guider les esclaves vers la liberté. Entre 1851 et 1860 elle vint en aide à près de 300 esclaves. Elle ne fut jamais prise et ne perdit jamais un esclave. Je ne peux bien sûr citer tous ces combattants héroïques, mais chacun est  présent dans notre mémoire, en ce jour.

Etre abolitionniste, selon Victor Schœlcher lui-même, c’est affirmer « le droit de l’homme à la liberté, à la possession de soi même ».

A l’époque où cette phrase fût prononcée, l’esclavage connaissait son apogée. Avec l’expansion coloniale en Amérique, l’arrivée d’esclaves en provenance d’Afrique devint vite le système le plus rentable pour cultiver les grandes plantations de sucre. L’expansion économique poussa rapidement la plupart des grandes puissances européennes, surtout l’Angleterre et la France, à rivaliser pour le contrôle du marché – les ports anglais de Liverpool et français de Nantes et Bordeaux devinrent les centres principaux d’où partaient les navires et direction de l’Afrique. Là débutait le parcours de ce qu’on nomme dorénavant, le « Triangle de la honte » : Europe – Afrique – Amérique.

Arrivés le long de la côte des Esclaves, un vaste territoire de 450 kms qui correspond de nos jours aux Etats du Togo, du Benin et du Nigéria, les Européens rencontraient les commerçants africains et échangeaient leurs marchandises contre des prisonniers noirs. Une fois chargés, les bateaux levaient l’ancre à destination des ports de l’Amérique du Sud et du Nord.

On estime qu’entre 1650 et 1920, au moins 17 millions de personnes furent ainsi déportées hors d’Afrique.

 L’esclavage était certes une pratique très ancienne, déjà connue et pratiquée par les Egyptiens contre le peuple juif, par les Grecs et les Romains qui asservissaient leurs prisonniers de guerre et les peuples qu’ils tenaient sous leur joug, ou encore par les musulmans qui, dès le IXème siècle, vendaient les victimes de leurs razzias sur les côtes orientales de l’Afrique.

Mais avec les Européens, l’esclavage prit une nouvelle et terrifiante dimension, par le nombre d’individus concernés, par la durée du phénomène, par l’inscription de l’esclavage dans le Droit, par sa codification (le fameux « Code Noir » adopté à la Cour du Roi Soleil en mars 1665). Jusqu’au XVIIIème siècle, l’Occident légitima l’esclavage au nom du grand commerce international. Il fallut attendre le début du XIXème siècle pour que soit condamnée la traite des noirs (aux Etats-Unis et en Angleterre, et au Congrès de Vienne de 1815 pour les autres puissances européennes) mais surtout pour que soit engagé le processus d’abolition de l’esclavage afin  que ce trafic cesse progressivement, qu’il s’agisse, notamment dans l’ordre chronologique, du Portugal, de l’Angleterre, de l’Empire Ottoman, de la France, des Etats-Unis. Il faudra cependant attendre la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme du 10 décembre 1948 pour que soit solennellement interdit l’esclavage sur toute notre planète.

 

Mais l’histoire ne s’arrêta pas là. Engagées dorénavant dans la lutte pour bannir la traite des Noirs et la combattre en donnant la chasse aux bateaux concernés, des grandes puissances utilisèrent bientôt et avec cynisme la lutte contre l’esclavage comme prétexte pour se lancer dans des campagnes de conquêtes en Afrique notamment. Troquant ainsi leur ancien statut de puissance esclavagiste contre celui de puissance coloniale.

Aux Etats-Unis, la ségrégation s’installa dès la fin de la guerre de sécession.

Dès lors, commença la longue marche pour les droits civiques, la quête de l’identité et la lutte pour la réhabilitation morale. Exister en tant que Noir impliquait d’abord pour les anciens esclaves de retrouver leur racines africaines et la fierté d’être africain.

La seconde partie du XXème siècle va voir la chute du colonialisme et l’indépendance des Etats africains.

Vont aussi disparaître les arsenaux  juridiques qui excluaient les Noirs de la vie sociale et politique aux Etats-Unis et en Afrique du Sud.

Ce fut le fruit d’un long et dur combat, et il nous faut rendre hommage aux belles figures de cet « ouragan africain » qui fissura, ébranla et finalement mis à bas les édifices juridiques et politiques qui enfermaient les Noirs dans des statuts inférieurs.

Les figures de la lutte pour les droits civiques aux Etats-Unis : Martin Lutter King, Malcolm X, Angela Davis, Stokely Carmichael.

Les figures de la lutte antiapartheid : Nelson Mandela, Steve Biko.

Les figures sportives légendaires : Jesse Owens, le cauchemar d’Adolf Hitler lors des J.O de 1936, Cassius Clay boxeur légendaire réfractaire à la guerre du Vietnam et flamboyant porte flambeau de la lutte.

Les intellectuels : William Edouard Du Bois, Léopold Senghor, Aimé Césaire, Alice Walker, James Baldwin, Cheikh Anta Diop, Alex Haley, Toni Morrison,

Ou encore Frantz Fanon, penseur révolté : « Je suis nègre et des tonnes de chaînes, des orages de coups, des fleuves de crachats ruissellent sur mes épaules. Mais je n’ai pas le droit de me laisser ancrer. Je n’ai pas le droit de me laisser engluer par les déterminations du passé. Je ne suis pas esclave de l’esclavage qui déshumanisa mes pères... Moi, l’Homme de couleur, je ne veux qu’une chose : …Que cesse à jamais l’asservissement de l’homme par l’homme. C'est-à-dire de moi par un autre. Qu’il me soit permis de découvrir l’homme, où qu’il se trouve. Le nègre n’est pas. Pas plus que le blanc.

A contre courant du discours qui fait du Noir une victime, de l’identité une chose figée et de la négritude une idéologie, le discours de Fanon renoue avec l’universalité, qui fait de l’expérience vécue du Noir le terrain de la transformation et de la solidarité avec tous les opprimés.

 L’universalité est consubstantielle au combat que représente l’émancipation des peuples africains comme condition première du dépassement des difficultés de ce continent.

 Agriculture vivrière sacrifiée, menace de désertification, crise alimentaire, sécheresse et famine, corruption de certains dirigeants, mercenaires de la guerre, étouffement urbain, prolifération des pandémies, … l’Afrique n’en finit pas de souffrir et de sombrer et les défis à relever sont immenses et invraisemblables. Nous avons la conviction qu’à l’instant même où l’Afrique triomphera de ses difficultés, alors le monde aura radicalement changé ! Le combat pour l’Afrique a vocation à envelopper tous les autres, et le bonheur doit  devenir une idée neuve, aussi et surtout en Afrique.

 

Le continent africain a vu naître l’homme moderne sur les terres du Tchad. A peine s’est-il dressé sur ses deux jambes qu’il s’est mis en route, de territoire en territoire, à travers l’est africain, puis l’Europe, l’Asie centrale, l’Inde, l’Indonésie, la Chine, jusqu’à l’Australie. Mouvement ancestral. Les migrations sont constitutives de l’histoire humaine et elles n’ont, de fait, jamais cessé.

Alors  que penser de celui qui ose affirmer que l’Afrique n’est pas entrée dans l’histoire, alors que sans ce continent, il n’y aurait pas d’Histoire !

 Et que dire de celles et ceux qui voudraient faire leur fonds de commerce des flux de nomades de la misère et de réfugiés climatiques qui bousculent les frontières de l’eldorado occidental.

 Le salut de l’Afrique ne prendra pas nécessairement le visage de la démocratie de marché occidentale, il remettra peut-être en cause la forme des Etats actuels issus du colonialisme, il ne se limitera pas à la tenue d’élections, plus ou moins libres.

Il sera le résultat de la mobilisation des peuples eux-mêmes qui imposeront le développement au service des populations locales, la justice sociale et l’émergence d’institutions stables et démocratiques. C’est cette conviction partagée qui fonde notre croyance dans le progrès social et humain.

 

Alors, où en sommes-nous aujourd’hui ? Sommes-nous à la fin de cette histoire ?

La réponse est bien évidemment non !

Aujourd’hui encore, les sociétés occidentales perpétuent ségrégations et discriminations. Naître avec la peau claire est encore aujourd’hui un élément valorisant, favorisant l’insertion dans le monde du travail comme dans la vie

En avons-nous fini avec l’esclavage ? Quand ce dernier sévit encore sous forme quasi institutionnalisée au sud Soudan, en Mauritanie, en Arabie Saoudite ?

La réponse est non !

En avons-nous fini avec l’esclavage alors que le Comité contre l’esclavage Moderne estime à plusieurs dizaines de milliers le nombre de personnes en France contraint de travailler dans les ateliers clandestins pour rembourser une dette exorbitante contractée le plus souvent pour prix de leur entrée dans le pays ?

La réponse est non !

En avons-nous fini avec l’esclavage sans mettre à mal définitivement  le dernier soubresaut du colonialisme encore présent dans nos sociétés ?

La réponse est non !

En avons-nous fini avec l’esclavage quand des travailleurs sans papiers travaillant dans notre pays depuis 10 ans, peint des cotisations sociales, des impôts et n’ont toujours pas droit à un titre de séjour régularisant leur situation ?

La réponse est encore non !

 Chers amis, il nous reste des chaînes à briser !

 Pour conclure, je voudrais à nouveau  faire appel à Victor Schœlcher, pour que jamais nous ne faiblissions dans le combat contre ce crime : « Disons nous et disons à nos enfants que tant qu’il restera un esclave sur la surface de la Terre, l’asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière ».

 Merci.

 

 

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Quartier des Rochers : les habitants se prennent en charge

Article Le Parisien

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Commémoration du 8 mai 1945 : un hommage émouvant au caporal Alexandre Van Dooren

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HOMMAGE DE LA VILLE DE NOGENT SUR OISE AU CAPORAL VAN DOOREN

La Ville de Nogent sur Oise rend hommage en ce 8 mai 2013 au caporal Alexandre van Dooren du 1er régiment d’Infanterie de Marine, mort en accomplissant son devoir au Mali le 16 mars.

Le char AMX 10 RCR qu’il pilotait au cours d’une mission visant à rechercher et détruire des groupes terroristes dans le massif des Ifhogas a sauté sur une mine, ne lui laissant aucune chance.

Alexandre Van Dooren fut le cinquième soldat français à mourir au combat depuis le lancement de l’opération Serval le 11 janvier dernier.

Né le 8 avril 1989 – il allait fêter ses 24 ans -  Alexandre Van Dooren avait un lien avec notre ville, par sa mère Isabelle et par ses grands parents, André et Ghislaine Steinmann, très appréciés dans notre cité, présents aujourd’hui et auxquels je renouvelle la présentation de mes condoléances les plus sincères.

Enfant, Alexandre a vécu à Nogent sur Oise où il a notamment fréquenté l’école primaire Paul Bert, que dirigeait alors Pierre Nelson.

Les grands parents attentionnés le récupéraient régulièrement à la sortie des cours et souvent il dormait chez eux, sur place, à leur plus grande joie. Une grande complicité est ainsi née, qui a perduré au fil des années. Plus tard, il partit avec ses parents sur le secteur de Pont Ste Maxence.

C’était un enfant entier, plein de vie, qui savait se montrer parfois espiègle et qui s’engageait déjà à fond, avec passion,  dans ce qu’il entreprenait.

 C’est armé de ce même état d’esprit qu’il s’est engagé en octobre 2009 comme volontaire de l’armée de terre au Centre Parachutiste d’Instruction Spécialisée de Perpignan puis, à compter d’avril 2010, au 1er RIMA d’Angoulême, pour 5 ans.

 Engagé très dynamique et particulièrement efficace, son excellente manière de servir lui permit d’accéder au grade de caporal dès avril 2012. Il fit preuve tout au long de son engagement d’un enthousiasme accolé à un sens aigu des responsabilités, et de qualités physiques et intellectuelles qui faisaient l’unanimité, tant auprès de sa hiérarchie que de ses frères d’armes. Ce qui luit valut d’obtenir en 2012 la médaille de bronze de la Défense Nationale.

 Alexandre Van Dooren avait trouvé sa voie dans cet engagement militaire. Et il n’oubliait pas sa vie d’homme, à peine commencée.

Auprès de Pauline, tout d’abord, sa compagne, avec qui il s’était installé à Angoulême.

Auprès d’Alison-Lee, sa petite fille chérie, qui a fêté son deuxième anniversaire le 7 avril dernier ;

Le couple attend un second bébé, pour octobre prochain.

 Nul ne peut imaginer l’immense peine et la profondeur abyssale du chagrin qui se sont  abattus sur cette famille endeuillée. Et chacun sait  que l’irruption soudaine de la détresse renforce le sentiment de solitude et d’incompréhension face au malheur.

 Comment ne pas être  révolté par cette mort qui survient au moment où l’appel de la vie est à son zénith ?

 Quel sens peut-on donner à ce sacrifice survenu sur un autre continent, si loin de ses proches ?

 Le caporal Van Dooren a été tué dans l’accomplissement de sa mission au service de la France. Ce risque, comme tout militaire, il le connaissait et l’avait accepté.

Le caporal Van Dooren est mort au nom de ses valeurs, de nos valeurs qu’il a magnifié par sa bravoure et son dévouement.

Il est mort pour que l’obscurantisme et la barbarie de quelques illuminés ne soient imposés  au plus grand nombre.  Il est mort pour que triomphe notre vision partagée d’une société faite d’unité, de justice, de respect, de solidarité, de droit et de démocratie.

Son sacrifice apparait comme l’ultime rempart face à la déraison et à la tyrannie. Quelqu’un a dit un jour : «  Laissez la tyrannie s’installer sur un mètre carré et bientôt elle occupera toute la surface de la terre ».

 Le caporal Van Dooren s’est battu sur une terre qui n’était pas la sienne pour que chaque mètre carré de celle-ci soit consacré au bonheur et à la prospérité de ceux qui y vivent.

 Cette grandeur d’âme, ce sens absolu du devoir, ce courage sur le champ de bataille lui ont valu d’être fait chevalier de la Légion d’Honneur lors d’un hommage national rendu en présence des plus hautes autorités de la République française.

 A notre tour, en mon nom, au nom des Nogentaises et des Nogentais, je salue la mémoire du caporal Alexandre Van Dooren et m’incline avec respect et reconnaissance devant son sacrifice au service de la Nation.

 

Soyez assurés,

 

André et Ghislaine Steinmann,

 

Isabelle et Alain Van Dooren,

 

Pauline, Alison-Lee et toi le bébé en gestation,

 

Soyez assurés que la Ville de Nogent sur Oise n’oubliera jamais Alexandre Van Dooren.

 

Respect et reconnaisance à l’armée française !

 

Vive la République !

 

Vive la France !  

                                                                

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29 août 2012

QUEL AVENIR POUR LE COMMERCE A NOGENT SUR OISE ?

Le départ annoncé de la boucherie traditionnelle des 3 Rois pose à nouveau la question du commerce de centre-ville à Nogent sur Oise. Il était de ma responsabilité de dénoncer,  avec force,  la méthode et la vision caricaturale, politisée et médisante, relayées par les médias locaux, des deux gérants sur les raisons (officielles et officieuses) de ce départ. (Cf. précédent article ainsi que le blog de Jallal CHOUAOUI, 2ème Maire-Adjoint chargé du développement local)

 

Cela dit, c’est une question bien réelle et sérieuse qui nous interpelle tous : citoyens, professionnels et élus.En effet, la présence d’activités commerciales harmonieusement réparties sur le territoire communal a des impacts tant économiques (création de valeur ajoutée, emplois)  que sociaux (présence rassurante pour lutter contre le sentiment d’insécurité par exemple, ou lutte contre la malbouffe, …) et environnementaux (puisqu’elles contribuent à réduire notre empreinte écologique du fait de leur proximité en réduisant les nuisances du trafic automobile).

 Il revient donc au Maire et aux élus de proposer  encore et toujours  des pistes d’action concrètes pour sauvegarder et développer ces commerces, véritables pôles de vie et d’attractivité.

 

Commençons par regarder ce qui a été fait dans notre ville !

 

1 - Dès 2008, nous avons saisi la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Oise afin de mettre en place un périmètre de sauvegarde du commerce de proximité selon la loi qui institue de tels périmètres. Le but est de pouvoir intervenir dans le cadre d’un droit de préemption sur les échanges de fonds de commerce, afin de maîtriser, autant que faire se peut, les évolutions de commerces et les transferts d’activités envisagés. Ce périmètre s’étend de la Place de la république à la Place des 3 Rois, en empruntant la rue du général de Gaulle et alentour.

 Ce dispositif reste malgré tout défensif, et ne porte que sur les fonds existants et non les créations. C’est ainsi qu’il ne peut être mis en œuvre pour ce qui concerne les récentes cellules commerciales de l’immeuble avenue du 8 mai. De plus, ce dispositif légal est maintenant aisément contourné !

 

2 - Nous avons développé une action économique urbaine qui a permis de favoriser l’implantation de nouveaux et souvent jeunes entrepreneurs commerciaux, qui ont pris la mesure de la concurrence avec les grandes surfaces et qui savent jouer des avantages de leur situation  avec plus de proximité, plus de réactivité, plus de service rendu à leur clientèle, horaires mieux adaptés,  meilleure prise en compte des besoins différents exprimés par la clientèle ( produits équitables, de saison, privilégiant les circuits courts de distribution,, …)  .C’est à ce titre que des créations de  commerces ont eu lieu sur la Place de la République, rue du général de Gaulle, Place des 3 Rois, dans le quartier des Rochers, dans les locaux de l’ex-Sarcus. C’est aussi dans le cadre de cette action que nous avons pu travailler à la, réouverture rapide de la Civette, avec le retour de l’ancien couple de gérants.

 

3 -Notre volonté de redynamisation commerciale des différents quartiers de Nogent passe également par notre exigence de maintien de la diversité du commerce. A l’image d’autres villes de l’agglomération et de notre pays, la composition sociologique de la population nogentaise génère le développement d’un commerce communautaire : oriental – maghrébin – asiatique – africain sub-saharien. Et l’on ne peut que constater d’un côté le  désintérêt exprimé par les uns envers le métier de commerçant qui apparaît déclassé et beaucoup trop contraignant  et pour d’autres une mobilisation financière et humaine relevant d’une véritable stratégie familiale et communautaire,  pour qui l’ouverture d’une enseigne est un signe manifeste d’insertion et de réussite professionnelle. Cette tendance fait apparaître un déséquilibre évident entre la raréfaction de certains commerces et la multiplication de certains autres, ce dont beaucoup se plaignent, à juste titre ! 

Notre action doit donc permettre d’accompagner les projets d’entrepreneurs positionnés sur des « créneaux » plus difficiles et de favoriser ainsi la présence de la palette complète des commerces présents en ville. Autant la situation nogentaise paraît à ce jour satisfaisante dans des secteurs comme la boulangerie-pâtisserie, l’alimentation générale et les supérettes, les salons de coiffure ou encore les fleuristes ; autant elle apparaît insuffisante  quand on évoque les secteurs de la restauration traditionnelle (sans doute faudra-t-il s’interroger sur l’offre du Foyer de Jeunes Travailleurs et sa clientèle beaucoup plus large que son objet social), la boucherie-charcuterie, certaines activités liées à la beauté et au bien-être ou encore les lieux de convivialité que sont les cafés-tabac et bar-brasseries.

Ce constat rapide – la liste n’est pas exhaustive – montre l’ampleur de la tâche qu’il nous reste à réaliser. Des créations comme le traiteur Séson ou encore le Spa des Mondes au quartier des Rochers montrent que le chemin est certes difficile mais pas impossible, même si la prudence doit rester de mise face au risque d’entreprendre !

 

4 – Nous avons installé le marché hebdomadaire chaque vendredi sur la Place des 3 Rois et l’avons positionné sur un nouveau créneau horaire qui s’avère novateur et très porteur selon les spécialistes gestionnaires de marchés : l’après-midi et le début de soirée. Des animations viennent régulièrement agrémenter la déambulation des clients parmi les étals plus nombreux. L’équilibre financier de la délégation de service public s’en trouve considérablement et positivement modifié.

 Depuis 2 ans maintenant, nous avons posé les bases d’un marché de Noël sur le parvis de Gersthofen. Sa montée en puissance sera progressive et maîtrisée. 

 

5 – Nous avons engagé les moyens municipaux au service de la communication des entrepreneurs commerciaux : articles dans le magazine municipal, relais avec la presse  locale, mise en place de partenariats stratégiques institutionnels avec la Boutique de Gestion le Roseau qui assure une permanence de détection et d’accompagnement des porteurs de projets. Nous avons, avec la Chambre de Commerce et d’Industrie,  décerné le label qualité commerce-artisanat-services aux commerçants volontaires qui ont bien voulu s’inscrire dans cette démarche d’excellence : Optique de la Mairie, Alcina coiffure, Sucré-salé, National Immobilier, la Boucherie des 3 Rois, la Pataterie, la boulangerie « Mil’ délices », le salon MTCJ coiffure et la fleuriste Corinne Delforge. Les remises de ce label qualité ont eu lieu à l’Hôtel de Ville et ont été médiatisées.

 

6 – Initiative prometteuse et attendue depuis une quinzaine d’années : les commerçants les plus dynamiques se sont regroupés  au sein d’une association qui a mis au cœur de son intitulé le nom du regretté gérant de la Civette, Patrick Bouchez ; en hommage à celui qui fut la cheville ouvrière de cette création.  La Municipalité se réjouit de cette naissance qui fera des  commerçants les initiateurs et relayeurs des actions de promotion qui seront mises en place à l’avenir.

 

7 – Enfin nous avons suscité, encouragé et accompagné le développement du centre commercial AUCHAN sans précédent : 40 millions d’euros d’investissement pour déplacer la station service, créer un drive, agrandir la surface commerciale du magasin et développer une nouvelle galerie marchande ultra moderne, avec plus de 40 enseignes dont des locomotives comme Flunch et H&M. 130 créations nettes d’emploi ! Une opportunité inouïe pour le territoire nogentais et pour l’agglomération creilloise !

Cette stratégie commerciale du groupe AUCHAN s’inscrit dans les nouvelles tendances observées puisqu’Auchan, par son implantation en plein cœur de la zone urbaine et contrairement aux zones commerciales en périphérie des villes, vient conforter-par cet investissement-le caractère de proximité de son magasin.

Sa filiale immobilière IMMOCHAN nous a d’ores et déjà fait part de son intérêt pour la reprise des cellules commerciales situées de l’autre côté de l’avenue de l’Europe, à l’horizon 2017.

 

Regardons maintenant ce qui est en cours

 

8 – La zone commerciale de Saulcy, gérée par le S.I.V.U associant les  communes de Nogent, Laigneville, Mogneville et Monchy St Eloi est dorénavant achevée, l’ensemble des lots ayant trouvé preneurs. Il convient cependant de surveiller comme « le lait sur le feu » les agissements du promoteur commercial qui s’est vu confier la gestion de cette zone (  implantations, pratiques commerciales et entretien des espaces). A ce sujet, on ne peut que regretter le fait que l’ancienne municipalité, sous la responsabilité du maire précédent Claude Brunet, ait confié les clefs de cette zone mais aussi celles de de l’immeuble Eiffage, sans aucune contrepartie, à des promoteurs commerciaux qui n’en font qu’à leur tête sans forcément tenir compte de l’intérêt général de la commune et de ses habitants. De fait, les collectivités à l’heure actuelle n’ont plus la maîtrise du devenir de ces lieux.

 

Nous avons du corriger l’erreur de conception manifeste de cette zone de Saulcy : l’absence d’une bretelle de sortie directe sur la RD 1016, ou à défaut la RD 200, qui a causé beaucoup de désagréments pour les riverains de ce quartier ; c’est pourquoi nous avons implanté, sans plus attendre, un sens unique afin de réduire le flux de circulation dans le secteur et avons engagé avec les services du conseil général de l’Oise la création d’une bretelle de sortie directe sur le CD 200 qui corrigera cette erreur initiale de conception. Nous en sommes actuellement à la phase d’étude d’impact environnemental.

 

9 – Nous travaillons avec l’EPARECA pour réhabiliter complètement la zone commerciale des Coteaux. Il s’agit de l’Etablissement Public pour l’Aménagement et la Restructuration des Espaces Commerciaux et Artisanaux avec lequel nous avons d’ores et déjà signé une convention qui permettra d’acquérir, en lien avec l’EPFLO de l’Oise,  puis de détruire la dalle actuelle dans le cadre de la rénovation urbaine financé par l’ANRU et les collectivités. Ce travail sera mené dans le cadre du PRU Obier Granges et devrait aboutir en 2017. La Ville investira 1 million d’euros dans ce projet mixte habitat-commerce après destruction du foyer ADOMA ; pour en finir avec ce point noir qui engendre de multiples difficultés dans le secteur concerné.

 

10 – Nous pouvons dorénavant envisager la mise en place d’un plan FISAC, l’une des conditions nécessaires à son élaboration, à savoir la création d’une association de commerçants étant maintenant levée. Il s’agit du Fonds d’Intervention pour les Services, l’Artisanat et le Commerce qui accorde des subventions aux commerçants et artisans en finançant des dépenses de fonctionnement et d’investissement, comme la promotion commerciale de l’association locale de commerçants, ou encore des travaux de mise en accessibilité pour les personnes à mobilité réduite, etc… Des réunions de travail avec la C.CIO sont programmées dès septembre 2012.  

 

Au-delà de ce qui a été fait, passer à l’offensive !

 Ces actions à vocation défensive ou nécessitant le moyen et long terme ne nous dispensent pas de mettre en œuvre de nouveaux dispositifs. Il manque à notre collectivité un « bras armé » afin de disposer de la puissance de feu et de la réactivité nécessaires pour intervenir, efficacement,  avant qu’il ne soit trop tard et passer ainsi d’une action défensive à une action offensive. Le maintien de la diversité et de la vivacité de notre commerce local nécessite d’aller plus loin dans ce qui a été entrepris.

 C’est pourquoi je proposerai aux élus de travailler sur un nouveau projet intitulé «  Commerce en vie, commerce en ville » qui vise à doter notre collectivité d’un tel outil, dans le cadre d’un partenariat entre public et privé.

 Voilà une mise en perspective de ce qu’est la réalité de  notre action publique locale,  dans ce domaine complexe qu’est l’attractivité commerciale et j’ai bien conscience que  ce genre de propos ne peut faire l’objet d’une première page dans un journal local, sous peine de très vite  «ennuyer » le lecteur !  C’est regrettable mais c’est ainsi !

 Cela n’empêchera pas notre équipe de vous assurer de sa volonté farouche de continuer à agir dans ce domaine, comme dans tous les autres.

 «  Ce qui est fait vaut mieux que ce qui est parfait ». Cette formule, nous la faisons nôtre !

 

Posté par jfdardenne à 12:17 - Permalien [#]
24 août 2012

L’ action et le commentaire ou le quatrième pouvoir dans ses œuvres (et ses manœuvres) locales

De retour de vacances, j’ai pris connaissance avec satisfaction des premiers éléments de bilan des animations et des travaux de l’été à Nogent sur Oise :

-         les séjours de vacances ont fait le plein, le dernier à Tence en Haute Loire est parti vendredi dernier avec les 15 enfants inscrits

-         la fréquentation des centres de loisirs et Anim Ados a battu tous les records: un pic de 149 bambins accueillis le 17 juillet au centre des Côteaux ; 178 enfants  le 16 juillet au centre Berthelot et une moyenne de 74 ados accueillis journellement. A ce jour, le mois d’Août confirme ces bons résultats.

-         L’opération « Nogent à la mer », expérimentée pour la première fois cette année, a permis à ce jour à 990 Nogentais de découvrir la Baie de Somme et son littoral. Les 23 et 30 août prochains, ce sont 440 personnes supplémentaires réparties dans 8 bus qui bénéficieront à leur tour de cette sortie familiale et conviviale. Rappelons que cette année – statistique significative -  46% des Français ne sont pas partis en vacances, faute de moyens financiers notamment, et que des millions d’enfants n’ont ainsi pas la chance de pouvoir faire marcher la « fabrique à souvenirs de vacances ».

-         La prochaine séance de cinéma plein air aura lieu ce vendredi 24 août au Parc Hébert, elle s’annonce étoilée et hilarante.

-         De nombreux travaux de rénovation et d’embellissement ont eu lieu dans les groupes scolaires et les grands projets poursuivent leur avancée : la crèche et le nouveau restaurant scolaire dans le quartier Carnot sont maintenant sortis de terre, et le Centre d’Affaires et d’Innovation Sociale du Sarcus , après démolition et nettoyage, commence son opération d’extension-réhabilitation.

réfection de l'entrée de l'école maternelle Carnot en cours           aménagement de l'avenue de l'Europe

 

 

 

 

Ces projets et ces actions touchent à la vie quotidienne des Nogentais mais ne semblent pas éveiller l’intérêt des observateurs privilégiés de la vie locale que sont les journalistes ! Pourquoi ?

Chacun l’a compris. En ces mois de juillet et août, l’actualité fonctionne au ralenti. Les rédactions , en mal de sujets qui attirent les lecteurs et boostent les ventes, préfèrent chasser le sensationnel, l’insolite, le polémique …quitte parfois à les fabriquer de toutes pièces afin de créer, comme l’on dit maintenant,  le « buzz » sur le sujet artificiellement mis en lumière.

C’est ainsi – premier cas de figure – que nous avons eu droit, le 18 juillet, à une pleine page départementale du Parisien sur la fermeture imminente de la boucherie dite « traditionnelle » des 3 Rois, dont les gérants s’affirment victimes d’une insécurité récurrente et ciblée. Pour information, l’une des dégradations évoquées ayant abouti à une porte en verre brisée était le fait d’un jeune adolescent se prenant pour le footballeur argentin Messi et ayant décoché un tir tendu qui a eu pour effet, certes regrettable, de briser une vitrine mais qui ne relevait en aucun cas d’un geste prémédité. Qui, dans sa jeunesse, n’a pas fait de bêtise avec un ballon ?  Sitôt connu, cet incident a donné lieu à une intervention rapide des services techniques de la Ville et le jeune en question a été reçu dans les jours qui ont suivi par le maire qui lui a fait un ferme rappel à la loi et prévenu toute tentative de récidive. Ce type d’incident  a, semble-t-il, suffi à nos deux gérants pour évoquer un climat d’insécurité digne des quartiers les plus chauds des métropoles les plus criminelles . Bigre ! Etonnant- voire curieux- quand on sait que les autres commerçants présents sur la place, eux, ne se plaignent pas d’insécurité. Il suffit de les questionner pour en avoir le cœur net. Alors ne s’agit-il pas plutôt d’un prétexte plutôt qu’une présentation objective de la réalité ?

De plus, on ne manque pas de s’interroger sur l’intérêt à faire de telles déclarations publiques,  en souhaitant dans le même temps vendre au prix le plus fort le fonds de commerce ainsi décrié et dévalué ! Il doit sans doute s’agir d’une nouvelle méthode de marketing … révolutionnaire et mystérieuse … qui a soudainement illuminé nos deux gérants.

Voilà donc 2 ingrédients réunis, l’insécurité et le commerce de proximité, sujets sérieux et sensibles qui n’ont pas échappé à la sagacité de notre journaliste ! Mais, à ce stade, le sujet ne semble pas suffisamment alléchant . Aussi s’empresse-t-on d’y ajouter, sur la base de l’expression de la simple « conviction » d’un élu d’opposition , qu’une « boucherie halal  pourrait la remplacer ». La conviction (ou plutôt l’affabulation) de cet élu d’opposition aigri et revanchard, à l’origine de cette manipulation – habilement agrémenté d’un conditionnel de prudence - acquiert ainsi quasiment et instantanément le statut d’une information réelle et s’affiche comme telle dans le sous-titre de l’article de notre professionnelle de l’information. Sachant qu’à cette époque  nous nous situions à quelques jours du début du mois sacré du ramadan pour les musulmans, la « sauce » ainsi amalgamée fait apparaître l’objectif poursuivi : réveiller les fantasmes issus de la campagne présidentielle sur de vrais sujets (qui méritent des vraies réponses et non pas des caricatures d’articles) comme la consommation halal, l’abbattage rituel et l’islamisation croissante de la société française.

Si après tout cela on n’arrive pas à vendre un peu plus de journaux, c’est à n’y rien comprendre, non ?

Un mois plus tard, le 21 août, un confrère de notre professionnelle revient sur le sujet. Il nous apprend que le « boucher en colère » se lance dans une nouvelle aventure et qu’il inaugure dans la ZAC de St Maximin  une halle aux produits frais qui doit ouvrir «  d’ici au début de l’année » et que « dès que ça ouvre à St Maximin, je commence à fermer Nogent, acquéreur ou pas ! » ( là encore, la fameuse et mystérieuse méthode marketing …. Il suffira donc, pour un successeur éventuellement intéressé par ce local commercial d’attendre et de faire affaire directement avec le propriétaire des murs sans rachat du fonds ! ? )

Ainsi donc, entre le 18 juillet et le 21 août, le Parisien a perdu de la matière et ne craint pas de se contredire :

1        - on ne compte plus en jours, mais en semaines et en mois ; l’échéance est repoussée au début de l’année prochaine

2        - la fausse information d’une boucherie halal en lieu et place de la boucherie traditionnelle a purement et simplement disparu et n’est plus relayée par quiconque

Pour le dire avec humour : on ne parle plus de boucherie halal mais de la halle du boucher !

Deuxième cas de figure : l’article paru dans Oise Hebdo du 15 août, relatif à l’élue municipale Betina Bouchibi, ou comment la presse relaie complaisamment une tentative de transformer des conflits privés entre personnes en un règlement de compte politique contre le Maire.

Une page entière consacrée à ce seul sujet, issu de chamailleries et de conflits de sentiment et d’argent entre individus qui, il y a peu, s’entendaient comme larrons en foire !

Donneurs de leçons improbables qui feraient mieux de balayer devant leur porte et mettre en cohérence leurs paroles et leurs actes !

Eternels grincheux insatisfaits, incapables de se mettre au travail au service d’une équipe et d’une action collective au service de la population !

Certes, le journaliste a l’entière liberté du ton, des modalités de traitement et des sources d’information des sujets qu’il choisit de traiter, mais est-il nécessaire pour autant de porter atteinte à la véracité des faits et tordre la réalité pour qu’elle aille dans le sens du propos développé ?

C’est pourtant le pas que franchit allègrement notre localier quand il ne craint pas d’affirmer : « … certes les pouvoirs de Bétina Bouchibi dont le maire a bénéficié …ont été jusqu’à présent précieux, surtout lorsque guette l’incertitude du résultat comme lors du retrait de la commission de Djamel Benkherouf. Le vote du conseil avait à l’époque donné tort au maire…. » Cette dernière affirmation constitue une contrevérité flagrante !!!!! Elle a d’ailleurs depuis été corrigée dans l’édition du mercredi suivant .

Bref, encore une fausse information et de nouveau un certain Djamel Benkherouf en cause !

Pour le dire avec humour : là où Benkherouf passe, la vérité trépasse !!! Il n’y aura bientôt plus que la profession de journaliste pour prendre ce qu’il dit pour argent comptant !

Enfin -troisième cas de figure- chacun a encore en mémoire les commentaires désobligeants et les photos de mariage en grand format,  publiées à l’insu de Bochra Coste et de son mari, dont le témoin était l’artiste Abd Al Malik.

Quelle conclusion peut-on tirer de tout cela ?

Que l’action publique locale ne peut en aucun cas se concevoir à l’aune des pratiques de la presse locale ; que cette même presse locale gagnerait à s’inspirer davantage des règles déontologiques édictées par la profession, à l’image de celles contenues dans la Charte de Munich de 1971, élaborée par le grand journaliste que fut Paul Parisot, qui rappelle les droits mais aussi les devoirs de la profession. En voici quelques uns, repris in extenso  :

-         Respecter la vérité, qu’elles qu’en puissent être les conséquences pour le journaliste, en raison du droit que le public a de connaître la vérité

-         Ne pas user de méthodes déloyales pour obtenir des informations, des photographies ou des documents

-         S’obliger à respecter la vie privée des personnes

-         Rectifier toute information publiée qui se révèle inexacte

 

Puisse l’esprit de Paul Parisot souffler dans les rédactions et dans les écoles de journalisme !  

Posté par jfdardenne à 10:03 - Permalien [#]
14 juillet 2012

Célébration du 14 juillet 2012 à Nogent-sur-Oise

IMG_1970

 Mesdames et Messieurs les maires adjoints et conseillers municipaux,

Monsieur le Maire Honoraire,

Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents d’associations patriotiques et des associations de la Ville,

Mesdames et Messieurs,

 

14 juillet : jour férié -  jour de fête nationale – jour de fête de la Nation – Jour de fête de la Nation Républicaine !

 

Français, quelques soient notre âge, nos origines, nos orientations philosophiques, politiques et religieuses, nous nous réunissons une nouvelle fois pour célébrer de manière solennelle et conviviale, les  valeurs qui fondent notre République : démocratie, tolérance, justice ; liberté, égalité et fraternité.

 

Le 14 juillet, c’est donc ce jour singulier où la République célèbre la Nation et où la Nation rend hommage à la République ; où le peuple français revisite sa grandeur historique et en ressent la permanence et l’actualité.

 

C’est la fête des trois couleurs,  qui font le drapeau de la France : le blanc couleur de la royauté, le rouge lié au sang des martyrs, couleur de la résistance et de la revendication des peuples ; le bleu, couleur de la République.

 

Le 14 juillet  met à l’honneur  « La Marseillaise », ce chant révolutionnaire écrit par Rouget de Lisle à Strasbourg en 1792 pour fédérer les soldats de l'armée du Rhin et qui, en 1879,  est définitivement devenu notre hymne national.

 

Le 14 juillet  nous permet également de célébrer notre devise : « Liberté, Egalité, Fraternité », ces trois mots qui depuis 1880 sont inscrits sur les frontons de chacune de nos institutions publiques et qui résonnent dans les têtes de chacun d'entre nous.

 

Le 14 juillet, c’est aussi et surtout ce moment d’unité nationale qui  nous donne la possibilité de nous rassembler, de nous unir pour rappeler notre indéfectible attachement et fêter notre  amour de la Nation, de la République et de la Démocratie.

 

 

Cet esprit de fête et d’unité a également éclairé nos illustres prédécesseurs !

 

Un an après ce que l’histoire a retenu comme étant l’acte fondateur de la grande révolution, la fameuse prise de la Bastille, avait lieu le 14 juillet 1790 la Fête de la Fédération !

 

La révolution de 1789 marque, dans le monde et dans l’universel humain, l’irruption de l’esprit des Lumières, que nous honorons précisément  cette année dans le cadre du tricentenaire de la naissance du philosophe Jean-Jacques Rousseau, venu apprécier  ses ultimes instants de vie et de réflexion à Ermenonville.  

 

Il y eut des moments intenses d’audace et de changement :

 

Quand le 4 août 1789, lors d’une nuit exaltée, l'abolition des privilèges est votée par l'Assemblée législative

 

Quand le 26 août de cette même année, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est adoptée, énonçant des dispositions radicalement  nouvelles sur les « droits de l'homme », les « droits du citoyen » ainsi que les « droits des peuples ».

 

Il y eut des moments de trahison, lors de la fuite du monarque et de sa famille le 21 juin 1791, en route pour rejoindre les cohortes d’émigrés contre-révolutionnaires à l'extérieur comme à l'intérieur du territoire national.

 

Il y eut des moments tragiques et de danger omniprésent qui amenèrent, en juillet 1792, l'Assemblée législative, à déclarer la « patrie en danger ».

 

Le 20 septembre 1792, les troupes révolutionnaires menées par les généraux Dumouriez et Kellermann arrêtent l'invasion étrangère sur le plateau de Valmy. Cette bataille montrera une armée française ;  bien  qu'en infériorité numérique et comprenant de nombreux volontaires inexpérimentés, mus par leur patriotisme sincère, vaincre et pousser à la retraite les ennemis de la République au chant de la « Marseillaise » et au cri de « Vive la Nation !  Cette bataille de Valmy est sans conteste aujourd'hui celle qui permit l'avènement de la nation républicaine.

 

Ce qui fit dire à un certain Paul Isnard : « Un peuple en état de révolution est invincible ! ».

 

La même flamme patriotique s’exprima en 1793, afin de lutter contre la coalition des souverains étrangers et leurs armées qui envahissent le Nord et l'Est du pays, lorsque le Comité de salut public forma l'armée dite de l'an II.

Cette armée composée de citoyens volontaires ou engagés de force, souvent issus de classes modestes, était faiblement armée. Huit nogentais en firent partie dont un maréchal-ferrant du nom d’Antoine Nicolas Leroux qui fut volontaire. Permettez- moi, en votre nom, devant ce monument dédié aux morts pour la France, de leur rendre hommage, près de 220 années après leurs valeureux faits d’armes.

 

Durant cette épopée historique, nos prédécesseurs ont montré une voie nouvelle aux peuples européens, celle de la liberté, en prenant les armes contre les souverains d'Europe et leurs armées, bien décidés qu’ils étaient à faire naitre la République.

 

 Aujourd'hui dans une Europe affaiblie par le poids de sa dette publique et obnubilée par la rigueur budgétaire et par l'austérité, le peuple français a de nouveau pris son destin en main, notamment dans ses récents choix électoraux ! La France souhaite montrer qu'il est possible de sortir de la crise différemment, en incluant un volet croissance à une « vraie » politique européenne de sortie de crise. Une fois de plus comme lors de la grande Révolution, la France veut « parler à ses partenaires européens et mondiaux ».

 

 

« Osez ! ce mot renferme toute la politique de notre Révolution ».

 

Cette phrase de Louis Antoine de Saint Just est extraite d’un  Rapport au Comité de salut public le 26 Février 1794.

 

Oser ! Le verbe est plus que jamais d’actualité ! A l’heure où notre pays affronte les défis les plus lourds, la terrible annonce de la suppression de 8000 emplois par le groupe PSA en représente la plus dramatique incitation et en démontre l’urgente nécessité.

 

Il nous faut, pour reprendre les termes d’une récente déclaration de politique générale devant l’Assemblée Nationale  « activer notre capacité en certaines circonstances de notre histoire à nous dépasser, à mettre chacun de côté ce qui nous divise pour nous retrouver ensemble et faire la France. »

Dans ce combat pour le redressement, nous avons besoin de tous les acteurs. Le patriotisme, cela doit être l’affaire de toutes et de tous à chaque niveau de la société. La mobilisation doit être générale. Elle ne concerne pas que le sommet de l’édifice, chacun doit y prendre sa part !

 

Pour oser, il faut aller puiser au plus profond de nos valeurs et de notre identité, l’une et l’autre, forgées par notre histoire.

 

« Chaque nation a une âme. L’âme de la France, c’est l’égalité. C’est pour l’égalité que la France a fait sa révolution et a aboli les privilèges dans la nuit du 4 août 1789. C’est pour l’égalité que le peuple s’est soulevé en juin 1848. C’est pour l’égalité que la IIIe République a instauré l’école obligatoire et l’impôt citoyen sur le revenu. C’est pour l’égalité que le Front populaire a œuvré en 1936. C’est pour l’égalité que le gouvernement du général de Gaulle a institué la sécurité sociale en 1945. C’est pour l’égalité que nous avons fait la couverture maladie universelle et l’allocation personnelle à l’autonomie. C’est pour l’égalité que nous aurons aussi à combattre et à proposer aux Français le changement ».Ainsi s’exprimait en février 2012 le futur Président de la République!

 

C’est dans cet esprit que nous entendons continuer et amplifier la mise en œuvre de l’action publique locale

 

Vive la Nation ! Vive la République ! Vive la France !

 

 Mon discours lors de la célébration du 14 juillet 2012

Posté par jfdardenne à 22:43 - Permalien [#]
28 juin 2012

Pour renforcer la qualité de vie des nogentais, la Municipalité révise son P.O.S. en Plan Local d'Urbanisme

Article Campagne

En définissant les règles de construction sur l'ensemble de la commune, le Plan Local d'Urbanisme présente un projet urbain territorial à travers le Projet d'Aménagement de Développement Durable.

article extrait du journal Oise Hebdo - éditiondu 27 juin 2012

Posté par jfdardenne à 16:58 - Permalien [#]