Signature officielle du jumelage Orbassano-Elk  - 12 mai 2012 –

Discours de Jean-François Dardenne, maire de Nogent-sur-Oise et  conseiller régional de Picardie

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Un pacte d'amitié lie la ville de Nogent-sur-Oise et la ville d'Orbassano (près de Turin) depuis 2010

Je voudrais commencer par saluer chaleureusement mon ami Eugenio Gambetta qui, vous le savez sans doute, porte le nom d’un illustre républicain français qui figure dans nos livres d’histoire.

Saluer également Tomas Andrukiewicz, le Maire de la ville de Elk en Pologne, les autorités municipales et militaires d’Orbassamo et la délégation polonaise. Notre Ville est elle-même jumelée avec la ville polonaise de Krasnik, près de Lublin.

Je présente mes respects à Madame Elena Masante, Présidente du Conseil Municipal, à son Excellence Ulrico Leiss de Limbourg, Consul Honoraire de la République de Pologne à Turin, aux représentants du Département et de la Région, Messieurs Antonio Marco d’Acri et Daniel Cantore.

Cher Eugenio, je voudrais te remercier  pour ton invitation à cette signature officielle de jumelage entre Orbassano et Elk.

C’est une grande joie pour moi de participer à cette cérémonie d’amitié entre les peuples.

Aujourd’hui, nous célébrons l’Europe, cette belle et généreuse idée, née de la volonté d’hommes d’exception : Robert Schuman, Konrad Adenauer, et votre compatriote Alcide de Gasperi, les Pères fondateurs de l’Europe.

Permettez-moi de citer notre grand poète, Victor Hugo. C’est un texte intitulé l’Avenir, qui date de 1869.

« Au 20ème siècle, il y aura une nation extraordinaire. Cette Nation sera grande, ce qui ne l’empêchera pas d’être libre ».

« Elle considèrera le gaspillage du sang humain comme inutile ».

« Elle sera plus que Nation, elle sera civilisation ».

« Elle sera mieux que civilisation, elle sera famille. Cette Nation s’appellera l’Europe ».

Merci à toi, Eugenio, de perpétuer cette aventure unique dans l’histoire de l’Humanité, cette belle idée européenne, pour les citoyens d’Orbassano, mais aussi pour les citoyens polonais, français et, au-delà, tous les citoyens du monde.

A nos amis polonais, je voudrais rappeler que des liens étroits unissent nos deux pays. Nous commémorons actuellement, en France, le tricentenaire de la naissance du philosophe Jean-Jacques Rousseau, celui-là même qui participa à l’écriture de la constitution du premier  Etat polonais libre et indépendant. Nous avons suivi avec émotion votre magnifique combat pour lutter contre le joug soviétique et imposer le respect de l’autonomie de votre peuple.

Aujourd’hui, l’Europe est en crise. La crise, comme le disait le grand penseur italien Antonio Gramsci, c’est « quand le vieux n’en finit pas de mourir alors que le neuf hésite encore à naître ».

Nous comptons sur la jeunesse en Europe pour que l’Europe reprenne sa marche en avant.

Aujourd’hui, l’Italie, la Pologne et la France sont au cœur d’un processus qui veut remettre, non pas l’austérité éternelle, mais la croissance économique retrouvée, à l’ordre du jour de l’agenda européen.

A tous ces précurseurs, ces visionnaires et ces combattants, je veux citer cette phrase du grand poète polonais Zbigniew Herbert.

« Ceux qui à l’aube ont navigué mais jamais ne reviendront, ont laissé leur trace sur une vague ».

Alors merci à toi Eugenio, merci à toi Tomas, de cette nouvelle vague qui roule sur la mer, qui participe de cette construction sans cesse recommencée de l’Europe que nous voulons.

Vive la paix et la liberté

Vive la France

Vive la Pologne

Vive l’Italie

Vive l’Europe

 12 mai 2012