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 Mesdames et Messieurs les maires adjoints et conseillers municipaux,

Monsieur le Maire Honoraire,

Mesdames et Messieurs les Présidentes et Présidents d’associations patriotiques et des associations de la Ville,

Mesdames et Messieurs,

 

14 juillet : jour férié -  jour de fête nationale – jour de fête de la Nation – Jour de fête de la Nation Républicaine !

 

Français, quelques soient notre âge, nos origines, nos orientations philosophiques, politiques et religieuses, nous nous réunissons une nouvelle fois pour célébrer de manière solennelle et conviviale, les  valeurs qui fondent notre République : démocratie, tolérance, justice ; liberté, égalité et fraternité.

 

Le 14 juillet, c’est donc ce jour singulier où la République célèbre la Nation et où la Nation rend hommage à la République ; où le peuple français revisite sa grandeur historique et en ressent la permanence et l’actualité.

 

C’est la fête des trois couleurs,  qui font le drapeau de la France : le blanc couleur de la royauté, le rouge lié au sang des martyrs, couleur de la résistance et de la revendication des peuples ; le bleu, couleur de la République.

 

Le 14 juillet  met à l’honneur  « La Marseillaise », ce chant révolutionnaire écrit par Rouget de Lisle à Strasbourg en 1792 pour fédérer les soldats de l'armée du Rhin et qui, en 1879,  est définitivement devenu notre hymne national.

 

Le 14 juillet  nous permet également de célébrer notre devise : « Liberté, Egalité, Fraternité », ces trois mots qui depuis 1880 sont inscrits sur les frontons de chacune de nos institutions publiques et qui résonnent dans les têtes de chacun d'entre nous.

 

Le 14 juillet, c’est aussi et surtout ce moment d’unité nationale qui  nous donne la possibilité de nous rassembler, de nous unir pour rappeler notre indéfectible attachement et fêter notre  amour de la Nation, de la République et de la Démocratie.

 

 

Cet esprit de fête et d’unité a également éclairé nos illustres prédécesseurs !

 

Un an après ce que l’histoire a retenu comme étant l’acte fondateur de la grande révolution, la fameuse prise de la Bastille, avait lieu le 14 juillet 1790 la Fête de la Fédération !

 

La révolution de 1789 marque, dans le monde et dans l’universel humain, l’irruption de l’esprit des Lumières, que nous honorons précisément  cette année dans le cadre du tricentenaire de la naissance du philosophe Jean-Jacques Rousseau, venu apprécier  ses ultimes instants de vie et de réflexion à Ermenonville.  

 

Il y eut des moments intenses d’audace et de changement :

 

Quand le 4 août 1789, lors d’une nuit exaltée, l'abolition des privilèges est votée par l'Assemblée législative

 

Quand le 26 août de cette même année, la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen est adoptée, énonçant des dispositions radicalement  nouvelles sur les « droits de l'homme », les « droits du citoyen » ainsi que les « droits des peuples ».

 

Il y eut des moments de trahison, lors de la fuite du monarque et de sa famille le 21 juin 1791, en route pour rejoindre les cohortes d’émigrés contre-révolutionnaires à l'extérieur comme à l'intérieur du territoire national.

 

Il y eut des moments tragiques et de danger omniprésent qui amenèrent, en juillet 1792, l'Assemblée législative, à déclarer la « patrie en danger ».

 

Le 20 septembre 1792, les troupes révolutionnaires menées par les généraux Dumouriez et Kellermann arrêtent l'invasion étrangère sur le plateau de Valmy. Cette bataille montrera une armée française ;  bien  qu'en infériorité numérique et comprenant de nombreux volontaires inexpérimentés, mus par leur patriotisme sincère, vaincre et pousser à la retraite les ennemis de la République au chant de la « Marseillaise » et au cri de « Vive la Nation !  Cette bataille de Valmy est sans conteste aujourd'hui celle qui permit l'avènement de la nation républicaine.

 

Ce qui fit dire à un certain Paul Isnard : « Un peuple en état de révolution est invincible ! ».

 

La même flamme patriotique s’exprima en 1793, afin de lutter contre la coalition des souverains étrangers et leurs armées qui envahissent le Nord et l'Est du pays, lorsque le Comité de salut public forma l'armée dite de l'an II.

Cette armée composée de citoyens volontaires ou engagés de force, souvent issus de classes modestes, était faiblement armée. Huit nogentais en firent partie dont un maréchal-ferrant du nom d’Antoine Nicolas Leroux qui fut volontaire. Permettez- moi, en votre nom, devant ce monument dédié aux morts pour la France, de leur rendre hommage, près de 220 années après leurs valeureux faits d’armes.

 

Durant cette épopée historique, nos prédécesseurs ont montré une voie nouvelle aux peuples européens, celle de la liberté, en prenant les armes contre les souverains d'Europe et leurs armées, bien décidés qu’ils étaient à faire naitre la République.

 

 Aujourd'hui dans une Europe affaiblie par le poids de sa dette publique et obnubilée par la rigueur budgétaire et par l'austérité, le peuple français a de nouveau pris son destin en main, notamment dans ses récents choix électoraux ! La France souhaite montrer qu'il est possible de sortir de la crise différemment, en incluant un volet croissance à une « vraie » politique européenne de sortie de crise. Une fois de plus comme lors de la grande Révolution, la France veut « parler à ses partenaires européens et mondiaux ».

 

 

« Osez ! ce mot renferme toute la politique de notre Révolution ».

 

Cette phrase de Louis Antoine de Saint Just est extraite d’un  Rapport au Comité de salut public le 26 Février 1794.

 

Oser ! Le verbe est plus que jamais d’actualité ! A l’heure où notre pays affronte les défis les plus lourds, la terrible annonce de la suppression de 8000 emplois par le groupe PSA en représente la plus dramatique incitation et en démontre l’urgente nécessité.

 

Il nous faut, pour reprendre les termes d’une récente déclaration de politique générale devant l’Assemblée Nationale  « activer notre capacité en certaines circonstances de notre histoire à nous dépasser, à mettre chacun de côté ce qui nous divise pour nous retrouver ensemble et faire la France. »

Dans ce combat pour le redressement, nous avons besoin de tous les acteurs. Le patriotisme, cela doit être l’affaire de toutes et de tous à chaque niveau de la société. La mobilisation doit être générale. Elle ne concerne pas que le sommet de l’édifice, chacun doit y prendre sa part !

 

Pour oser, il faut aller puiser au plus profond de nos valeurs et de notre identité, l’une et l’autre, forgées par notre histoire.

 

« Chaque nation a une âme. L’âme de la France, c’est l’égalité. C’est pour l’égalité que la France a fait sa révolution et a aboli les privilèges dans la nuit du 4 août 1789. C’est pour l’égalité que le peuple s’est soulevé en juin 1848. C’est pour l’égalité que la IIIe République a instauré l’école obligatoire et l’impôt citoyen sur le revenu. C’est pour l’égalité que le Front populaire a œuvré en 1936. C’est pour l’égalité que le gouvernement du général de Gaulle a institué la sécurité sociale en 1945. C’est pour l’égalité que nous avons fait la couverture maladie universelle et l’allocation personnelle à l’autonomie. C’est pour l’égalité que nous aurons aussi à combattre et à proposer aux Français le changement ».Ainsi s’exprimait en février 2012 le futur Président de la République!

 

C’est dans cet esprit que nous entendons continuer et amplifier la mise en œuvre de l’action publique locale

 

Vive la Nation ! Vive la République ! Vive la France !

 

 Mon discours lors de la célébration du 14 juillet 2012